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Kathryn Hughes

Edition: Calmann-Levy (broché) / Le livre de poche

Prix: 19.90 euros (broché) / 7.60 euros (poche)

356 pages

Il était une lettre
Il était une lettre

Alors comment dire...si vous avez besoin d'amour, de sucre et de miel vous avez trouvé le bon livre! Kathryn Hughes signe avec ce livre un roman sans relief, sans surprises et un poil barbant. Vous comprendrez ma surprise quand à l'engouement des 350 000 lectrices annoncées sur le bandeau de l'opus...mais pour sa défense, j'avoue que l'intrigue attise toutefois la curiosité malgré son aspect prévisible. Je vous laisse juger par vous même...

Le livre divisé en deux époques, retrace la vie de deux héroines de Manchester: Tina, secrétaire dans une compagnie d'assurances en 1973 et Chrissie, fille de médecin en 1939. Le destin de ces deux femmes vont se croiser au détour d'une lettre. Tina, en travaillant tous les samedi dans une boutique caritative sort de son quotidien de femme battue, face à un mari manipulateur et alcoolique. Dans une poche d'un manteau déposé un matin, une lettre signé "Billy" daté de 1939 va bouleverser son destin et attiser sa curiosité. Débute alors une enquête à la recherche de l'expéditeur mais surtout du destinataire. Chrissie, quand à elle, éduquée de façon stricte, fait un soir le mur pour sortir au bal avec son amie et rencontre Billy. Beau jeune homme, elle ne tarde pas à tomber sous son charme et entame une relation amoureuse. Très épris l'un de l'autre, leur destin va être bouleverser par l'annonce de l'entrée en guerre mais surtout par une grossesse. Evidemment, l'honneur de la famille bafoué, son père met tout en oeuvre pour séparer les amoureux et décide d'envoyer sa fille en Irlande chez sa belle soeur...

L'intrigue tiens surtout sur cette lettre qui va réunir, ou pas, les personnages. Mais au delà, le roman est bourré de simplicités et de clichés sur la maltraitance des femmes, la recherche d'identité, l'amour... Mièvre et tiède il survole les grands thèmes sans rentrer dans le détails pour en faire un vulgaire roman féminin sans par exemple, chercher à extraire la souffrance de l'abandon ou exploiter avec subtilité la maternité. L'idée de base est déjà vu et le style basique, ce qui pour moi, le rend sans interêt à l'image des personnages fades.

Donc vous l'aurez compris, ce roman est sympa pour les vacances mais n'est d'aucune utilité pour stimuler l'intellect. A défaut de réveiller notre cerveau autant réveiller celui de nos papilles par un thé au lait et des cookies aux céréales et raisins secs.

Tag(s) : #Littérature étrangère, #Passer son chemin, #Sélection Prix des lecteurs Poche 2017

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