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La folle année 2017 ... en attendant 218 (partie 3)

La folle année 2017 ... en attendant 218 (partie 3)
La folle année 2017 ... en attendant 218 (partie 3)

L'heure de dire au revoir à 2017 est presque arrivée, snif...vive 2018! 

Personnellement j'ai passé une excellente année littéraire 2017 mais pas que...une année de remise en question professionnelle, un concours adjoint de patrimoine passé avec succès, une adoption maternelle validée et des fiançailles amorcées...que l'année suivante soit aussi riche que la précédente! 

Mais rapprochons-nous de ce qui nous intéresse: les livres. Quels sont les coups de cœurs, les déceptions, les mi-mollet (oui comme les œufs!)??? Je ne remercierai jamais assez les éditions Livre de Poche qui m'ont permis d'enrichir mon blog en me proposant de devenir juré du Prix des lecteurs tout comme le site Lecteurs.com et ses Explorateurs de la rentrée littéraire! Babelio quant à lui, a fait la joie de ma PAL avec ces opérations Masscritique ainsi que le site Collibris et son concours de critiques littéraires... en espérant que ça continue. Quels livres ai-je retenus? Suivez le guide...

                          Passer son chemin

 

Il y a des romans comme ça avec lesquels on n'a pas accroché, pas dû comprendre ou carrément détestés... sensibilités différentes ou goûts prédéfinis, voici une petite liste des romans qui ne m'ont pas emballé malgré des critiques enthousiastes. Ces avis n'engagent évidemment que moi et n'entachent en rien l'admiration que j'ai pour un écrivain, quel qu'il soit. Ecrire est un acte courageux et se faire juger par des milliers de lecteurs encore plus!

Maestra (tome 1), L.S Hilton  

Surfant sur la vague de l'érotisme, ce roman aux allures de polar érotique ravivait la flamme d'espoir en moi après en avoir décousu avec Cinquante nuances de Grey et compagnie...mais non. une jeune femme qui travaille dans le monde de l'art à Londres n'est attirée que par luxe et volupté. On apprend assez vite qu'elle s'invente une vie loin de sa petite bourgade natale afin de percer dans la mégalopole où les opportunités sont démultipliées. S'ensuit une rencontre avec une vieille "amie ennemie" du lycée qui l'initiera aux joies des extras dans un club à champagne, où le rôle de "dame de compagnie" pour monsieur en mal d'amour lui renflouera son portefeuille, afin de pouvoir évidemment s'acheter de beaux vêtements. Jusqu'au jour où, par un week-end luxueux dans un hôtel de la Côte d'Azur, son "bienfaiteur" meurt accidentellement d'un mélange de barbituriques...  L'image de la femme vénale sous fond de tension sexuelle afin de décharger ses émotions est d'un cliché que je n'ai que moyennement apprécié!

 

La folle année 2017 ... en attendant 218 (partie 3)
Te laisser partir, Clare Mackintosh

Bristol, par une journée pluvieuse, Jenna renverse accidentellement un petit garçon échappé à la vigilance de sa mère. Suite à un délit de fuite, elle se réfugie à 150 kilomètres de là dans un village reculé sur la côte anglaise. Culpabilité, tourments et guérison sont pour elle une punition nécessaire à sa solitude. Parallèlement, Ray et Kate inspecteurs chargés de retrouver le coupable s'enlisent dans l'enquête et ne trouvent un début de piste qu'un an plus tard. Mais chaque personnage n'est pas ce qu'il prétend être... Si le rapport psychologique est habilement mené, le roman manque cruellement de souffle. Les dialogues sont plats, d'une banalité affligeante et l'issu prévisible. Il m'a fallu attendre 200 pages (sur 454 pages !) pour qu'il se passe quelque chose de réellement intéressant, dont la part "thriller", car jusqu'ici il ne s'agissait que d'un roman sur la culpabilité et la rédemption. Les inspecteurs, des clichés dénoués de caractère, sont quant à eux quelque peu inutiles.

Il était une lettre, Kathryn Hughes 

Le livre divisé en deux époques retrace la vie de deux héroïnes de Manchester: Tina, secrétaire dans une compagnie d'assurances en 1973 et Chrissie, fille de médecin en 1939. Le destin de ces deux femmes va se croiser au détour d'une lettre. Tina, en travaillant tous les samedis dans une boutique caritative, sort de son quotidien de femme battue, face à un mari manipulateur et alcoolique. Dans une poche d'un manteau déposé un matin, une lettre signée "Billy" datée de 1939 va bouleverser son destin et attiser sa curiosité. Débute alors une enquête à la recherche de l'expéditeur mais surtout du destinataire...  Si, vous avez besoin d'amour, de sucre et de miel, vous avez trouvé le bon livre! L'auteure signe avec ce livre un roman sans relief, sans surprise et un poil barbant, bourré de simplicités et de clichés sur la maltraitance des femmes, la recherche d'identité et l'amour.

Une vie d'emprunt, Boris Fishman  

Slava, assistant rédacteur dans une prestigieuse revue nommée Century, est un homme tiraillé par son identité. Juif russe immigré de Minsk, il entretient un rapport ambigu auprès sa famille demeurant à Brooklyn. Vivant son rêve américain, il s'établit à Manhattan et essaie tant bien que mal de creuser son trou, remettant ses rêves d'écrivain au placard jusqu'au jour où sa grand-mère meurt et le ramène parmi les siens. Son grand-père lui demande de lui venir en aide sous une forme quelque peu étonnante, écrire une histoire à l'Etat allemand afin d'obtenir une indemnisation pour les souffrances endurées pendant l'Holocauste. Si le formulaire a bien été envoyé par l'Etat, malheureusement il le fut pour sa femme quelques jours avant son décès. Requête immorale Slava cède, écoute et écrit et en profite pour faire le point sur sa propre vie, ses aspérités, tout en découvrant les magouilles et les petits arrangements de son grand-père. Si l'histoire est audacieuse, le style l'est tout autant voir trop. L'auteur peine à terminer ses phrases trop longues où les digressions sont reines, quitte à perdre le lecteur en chemin. Non dénué d'humour, j'ai toutefois eu du mal à m'attacher aux personnages, aux caractères et adhérer au concept communautaire typique américain.

City on fire, Garth Risk Hallberg 

Premier roman ambitieux de Garth Risk Hallberg, il n'en est pas moins sujet aux critiques. Oui, c'est vrai tous les éléments sont réunis pour en faire un livre magistral, documenté, soit une immersion punk du New-York des années 70 où se croisent des golden boys, des marginaux, des adultes et des ados. Portrait croisé d'une ville en continuel essor et mutation, les personnages servent le personnage principal du roman, à savoir la ville elle-même mais aussi une certaine génération où tout est permis, où le possible se conjugue dans un présent bouillonnant. Oui mais voilà, la plume exigeante de l'auteur a oublié que description ne rime pas avec complication. Entre le trop de personnages, des descriptions à profusion et une ambiance chaotique, le roman donne une impression d'un gros bordel rock'n'roll.  Une lecture mitigée donc, partagée entre le sentiment d'un livre beaucoup trop long et complexe mais où le lecteur sait que des vies et une histoire se jouent.

Christopher Boone, quinze ans, trois mois et deux jours, vit une existence plutôt réglée auprès de son père dans une petite bourgade anglaise. Il aime les listes, les mathématiques et la vérité, mais déteste le jaune, le brun et ne supporte pas qu'on le touche. Sa vie scolaire est un peu compliquée, mais il peut compter sur sa professeure principale pour le conseiller. Car Christopher est autiste. Un matin, il découvre mort, dans le jardin de Mme Shears sa voisine, Wellington le caniche noir de celle-ci. Une fourche plantée dans l'abdomen, il reste interdit devant cette découverte. Accusé à tort dans un premier temps, il décide de mener son enquête et découvrir QUI a tué Wellington? Ce roman reste pour moi, après réflexion, un énorme point d'interrogation. Je peux tout de suite vous dire que je n'ai pas aimé. Je n'ai pas été séduite non pas par l'intrigue, non pas par les personnages et ni par les sujets qu'il aborde mais tout simplement par le style. Et c'est vraiment dommage, car il traite de sujets graves avec un humour délicat, pose un regard sincère sur l'autisme. Mais le style trop simple dû à la personnalité du protagoniste principal dessert la narration d'où mon ennui.

Une allure folle, Isabelle Spaak 

Sur les traces du poids familial, la romancière belge dresse un portrait sans équivoque des femmes de la famille, à commencer par sa grand-mère Mathilde. Années 20, en Belgique Mathilde, est une roturière que rien n'arrête. Muée par une volonté de fer, elle use de ses charmes afin de séduire et envoûter les hommes. Demi-mondaine, elle ensorcelle Armando Farina, un Italien très fortuné, homme de sa vie. En évoquant le sujet familial et notamment le drame dans d'autres romans, Isabelle Spaak persiste et signe une introspection du passé pour en exhumer des secrets, des hontes, pudiquement étouffées.  Malheureusement, le style décousu et brouillon m'a profondément ennuyé! Malgré la sincérité du récit, on note quelques incompréhensions et contradictions de la  légèreté du style à la platitude de l'histoire.

2018 is coming...

Voilà c'est fini comme dirait l'autre, mais pas pour longtemps puisque 2018 promet de nouvelles lectures, de nouveaux articles, partenariats (?), gourmandises... Des coups de cœur il y en aura j'en suis sûre, des "mi-mollets" certaines, des "passer son chemin" le moins possible! J'espère que vous serez encore plus nombreux à me suivre lors de cette nouvelle année, car j'ai bien l'intention de vous faire plaisir non seulement avec de nombreuses lectures mais aussi avec quelques concours... Vive la littérature, vive les cupcakes et vive le thé! 

La folle année 2017 ... en attendant 218 (partie 3)
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S
Tres sympa ton article! Toutes mes felicitations pour tes beaux projets et Realisations. A l'annee prichaine pour de nouvelles aventures! Silly
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L
Merci beaucoup! Une année riche en rebondissement, une nouvelle année qui s'annonce tout aussi étonnante...j'espère! Très bonne année à toi aussi et surtout bonnes lectures.