12 Mars 2018
Editions : auto-édition sur Amazon
Prix : 19.99 euros (broché) / 4.99 euros (format Kindle)
Où ? : Amazon
350 pages
Service de presse de l'auteur
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Tu n'as pas de chance, hein ! Si j'étais devenu acteur, tu vivrais une mort différente aujourd'hui, certainement moins agréable. D'après toi, aurais-je pu interpréter le rôlr de James Bond ? En toute honnêteté, j'incarnerais James de manière magistrale dans toute la saga ! Franchement c'est la classe ! Se vêtir d'un smocking pour flinguer un homme, c'est jouer dans la cour des grands ! C'est avoir du respect pour sa victime ! C'est posséder une certaine éthique du métier !
Il s'appelle Basianga. Joe Basianga. Il vénère le personnage de James Bond, surtout celui incarné par Sean Connery, boit des Vodka Martini "shaken et non stirred" et entretient une tendresse très particulière pour Olga, une belle et vénéneuse espionne russe qui ne rêve que de sa mort. Seulement, Joe Bsianga n'a pas toujours été un espion. Né au Congo, survivant d'un sanglant massacre à neuf ans, il assiste à la mort de ses parents. Désormais orphelin, il est envoyé en France chez son oncle et sa tante où il fait la connaissance d'Ayélé, une charmante enfant de son âge. Non seulement, il y rencontre l'amour, mais se découvre un don particulier : le pouvoir de paralyser d'un simple touché. Son enfance et adolescence sont jonchées d'expériences face à ce don hors du commun. Dépassé par son insolence, son oncle l'envoie au pays en pensionnat. Le lycée sera le lieu de nouvelles expériences auprès de Babeth, sa professeure de français qui a remarqué son étrange don... Maîtrise de soi devient le maître-mot de son nouvel enseignement. Alors qu'il entreprend une carrière militaire, ex agent de la CIA, il décide de poursuivre une quête de vengeance au service de l'humanité. Quelle mission s'entête-t-il à poursuivre ? Son entourage ne va-t-il pas sombrer à ses côtés ? Réussira-t-il à maîtriser son don ?
Il serait réducteur de dire qu'il ne s'agit que d'un roman d'action. Avec une trame qui traverse le temps, du début des années 70 à 2009, Patrick Armerding écrit un récit hommage à Ian Fleming et son célèbre agent, mais pas seulement. Certes, il reprend tous les codes du roman d'espionnage, un héros séducteur à la pointe de la technologie que rien ni personne arrête, mais y incorpore une dimension plus humaniste. En cachant derrière son personnage une volonté de bousculer les consciences, il se sert d'une narration conventionnelle pour faire passer son message politique. Et quel message !
Point important dont je me dois de parler, les lieux d'actions. En se baladant à travers le monde, plus particulièrement entre l'Europe et l'Afrique, Joe Basianga ne représente pas un pays, mais deux continents. Né au Congo, engagé dans l'armée française, ce personnage incarne la réunion de ces conglomérats au passé trouble. Source d'un conflit intérieur, Basianga va tout au long du roman se battre pour imposer sa vision de la justice. En faisant de l'Afrique le cœur du roman, le romancier à décidément mis un coup de pied dans la fourmilière, une volonté de modernité face à un modèle vieillissant.
Par contre, que mijotent les Français dans toute cette histoire ? Ils contrôlent depuis 2007 l'extraction de l'uranium du Congo. Ce sont les parrains dans la région, mais ils se font enfumer par tout le monde. Ou bien, comme à leur habitude, ils laissent fuiter. Mais quel est leur intérêt cette fois-ci ? (...) Et, encore une fois, ce sont les populations qui souffrent de la voracité de ces puissances étrangères. Attention Joseph, tu deviens trop humaniste. (...) Allez, Joe ! Respire un bon coup ! Ce que tu es en train d'accomplir, personne n'y a pensé et personne ne pourra le reproduire. Je serais dans les livres d'Histoire.
Tantôt sérieux, tantôt drôle, le roman oscille entre vérité et exagération, se permettant ainsi, une certaine légèreté. En y mêlant une pointe de fantastique, Patrick Armerding explore une spiritualité orientale documentée grâce aux méthodes de méditation induites des arts martiaux. Il développe également une connaissance technologique de pointe qui colle avec l'ambition du roman. Malheureusement, une ombre subsiste au tableau...les femmes ! Alors oui, je sais, dans tous bons romans d'espionnage, les femmes ont un rôle prédéfini : la femme espionne, fourbe et délicieusement scandaleuse, la femme - enfant fragile ou la matriarche. Ici, ces rôles sont respectés, et c'est bien ça le problème. J'aurais préféré des rôles différents où la femme ne joue pas un rôle de substitution à la virilité de ces messieurs... Bien que parfois un peu long où des scènes, notamment de sexes, ne sont pas forcément nécessaires, ce roman contient un message final essentiel. D'ailleurs, l'objet de cette mission qui ne sera dévoilé qu'à la fin de ce premier tome, a fait l'objet d'un de mes fantasmes politiques il y a quelque temps déjà. Non, rien de rien, je ne vous dévoilerais rien !
Pour en savoir un peu plus, retrouvez moi dans quelques jours pour une interview de l'auteur...
A défaut d'une vodka - martini secouée, je vous propose le thé "Boost" de Kusmitea et une ribambelle de cookies au chocolat pour tenir jusqu'au bout du monde...